Notre vision

Les enfants : levier pour un développement humain durable

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Investir dans les enfants

Enfance Tiers Monde/Kinderen Derde Wereld (ETM/KDW) plaide et œuvre pour le bien-être des enfants et pour le respect de leurs droits, ceci pour plusieurs raisons :

  • Pour des raisons d’ordre éthique : il est insupportable que plus de 30.000 enfants meurent chaque jour en raison de maladies ou de privations, alors que le monde dispose de la connaissance et des ressources nécessaires qui permettrait d’éviter ce taux élevé de mortalité infantile et offrirait à chaque enfant de vivre dans des conditions humaines dignes de ce nom.
  • Pour des raisons d’ordre juridique : la Convention des Nations Unies de 1989 concernant les Droits de l’Enfant stipule que chaque enfant, sans exception, a le droit de survivre, de se développer, d’être protégé et jouit du droit de participation. À ce jour, 197 pays ont accepté cette convention et 196 l’ont ratifiée. Tous ces pays se sont donc engagés juridiquement à respecter et à mettre en vigueur les articles de la CDE.
  • Pour des raisons d’ordre politique et démocratique : les enfants représentent – c’est d’autant plus vrai dans le Sud – une très grande partie de la population. Gouverner un pays de façon démocratique nécessite de tenir compte des besoins et des droits de toute sa population. Mais la participation des enfants, souvent majoritaires, reste habituellement très limitée, voire inexistante. Stimuler la participation des enfants, c’est créer une garantie démocratique pour l’avenir. Ce genre d’initiatives confronte les enfants aux processus de la prise de décision populaire et participe à établir une base saine pour une société égalitaire dans le futur.
  • Pour des raisons socio-économiques : Il n’est plus à prouver que les entreprises, grandes et petites, internationales comme locales, sont l’un des moteurs les plus importants de la croissance économique. Trop souvent, nous remarquons qu’un certain nombre des enfants du tiers monde ont derrière eux une certaine éducation, qu’ils savent lire, écrire, calculer et compter, mais ne trouvent pas de travail. Face à ce constat, il nous apparaît clairement que le défi primordial est de bâtir un pont entre l’enseignement et la vie économique. Nous agissons par conséquent avec la conviction qu’il ne faut pas donner des « aumônes » aux enfants du tiers monde, mais des « chances » de se réaliser et de s’insérer. La lutte contre la pauvreté peut donc se faire en stimulant l’économie à petite échelle et de manière locale.

Malgré les constats d’ordre éthique, juridique, politique, démocratique et socio-économique sous-jacents à chacune de ces raisons, les moyens consacrés et investis dans le bien-être des enfants et dans le respect de leurs droits restent bien souvent honteusement limités.

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La lutte contre la pauvreté commence avec les enfants

La pauvreté est une aberration dans nos sociétés modernes. Dans le monde, les enfants en sont les plus grandes victimes. Plus d’un demi-milliard d’entre eux – environ 40 % de tous les enfants des pays du Sud – doivent survivre avec moins d’un euro par jour.

Pour ces derniers, la pauvreté a de tristes significations : l’incapacité d’aller à l’école avec, pour conséquences, le retard dans l’enseignement, la formation et l’épanouissement. L’impossibilité d’accéder ou, plus grave, de se payer les vaccins et soins nécessaires en cas de maladie, … Mais le plus interpellant est la réalité empirique macabre voulant que des enfants qui souffrent de la pauvreté n’ont que d’infimes chances de devenir par après des adultes forts et productifs, dans et pour leur société. Vivre dans les conditions de pauvreté auxquels ils sont soumis crée des dommages irréparables aux corps et aux esprits de ces derniers. Dès lors, une fois adulte, ils tendent à léguer un triste état de fait, la pauvreté et ses stigmates, aux générations futures. Des enfants sous-alimentés ont plus de risques, une fois adultes, en tant que parents, mères sous-alimentées, de donner vie à des bébés avec un poids insuffisant. Des parents qui n’ont bénéficié que de peu d’éducation envoient moins facilement leurs enfants à l’école…

Investir dans le bien-être des enfants et le respect de leurs droits peut briser le cercle vicieux de la pauvreté et de l’ignorance et est en tout cas une manière pertinente de combattre la pauvreté dans le monde. Pour ETM/KDW, c’est une condition essentielle pour que toute politique et action de développement soit efficace.

Parce qu’un autre monde est possible et s’impose

De fortes promesses ont été formulées pour libérer les enfants de la pauvreté lors du Sommet du Millénaire des Nations Unies en 2000 et lors de la Session Spéciale des Nations Unies concernant les droits de l’enfant en mai 2002.

Les enfants ne sont pas des dépenses, mais des investissements

Aucun pays n’a connu un développement durable avec des taux élevés d’analphabétisme, de malnutrition et de mortalité infantile. Au contraire, de tout temps, les pays qui ont opté de façon résolue pour le développement de leurs enfants ont connu les meilleures progressions socio-économiques.

Les Nations Unies ont chiffré que cela coûterait un peu plus de 50 milliards d’euros supplémentaires au monde pour éradiquer la pauvreté et pour assurer tous les services sociaux de base aux enfants. Une bagatelle dans une économie mondiale qui génère annuellement 30 trillions d’euros…

Une société a besoin de personnes bien formées et en bonne santé. Le progrès dans le domaine de la santé n’est pas seulement un droit fondamental de chaque être, il est également une condition sine qua non à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté. Plusieurs études de l’OMS démontrent qu’un investissement dans la santé pour les pays du Sud serait bénéfique à court terme et générerait un profit économique de 360 milliards d‘euros par an ! Des enfants bien soignés et bien nourris, qui ont accès aux soins de santé de base et à l’éducation, rapportent plus et mieux dans les stades ultérieurs de leur chemin vers l’âge adulte. Ils deviennent des parents sains et productifs qui peuvent collaborer activement à la réhabilitation de leur pays. Une étude « actif-passif » de la Banque Mondiale a prouvé qu’une politique en faveur de l’enfant donne une relation de 7 sur 1 ! Il est difficile d’imaginer une meilleure rentabilité.

Les enfants ne sont d’ailleurs pas des récepteurs passifs de l’aide, mais des acteurs importants dans le processus de développement. Les faire participer, c’est également s’intéresser aux problèmes auxquels ces enfants et ces jeunes sont confrontés. Des problèmes qui ne sont pas toujours connus ni même reconnus par les adultes. Les enfants doivent être stimulés afin de formuler leurs besoins et leurs droits. Souvent, les enfants et la jeunesse sont d’excellents vecteurs de changement et d’évolution des comportements au sein de leur communauté.

Enfant lisant

ETM/KDW, les « Objectifs de Développement du Millénaire » et les Droits de l’Enfant

En septembre 2000, les chefs d’Etat et de gouvernement de 189 pays, dont la Belgique, ont signé la déclaration solennelle pour le nouveau millénaire. L’importance de ce consensus sur les objectifs pour le nouveau millénaire réside dans le fait qu’un ensemble global a été convenu qui reprend et réorganise tous les accords antérieurs, que des résultats compréhensibles ont été définis grâce auxquels un suivi et un contrôle sont devenus possibles, et qu’une date cible a été établie pour laquelle les résultats finals doivent être atteints en 2015 dans la majorité des cas.

Six des huit « Objectifs de Développement du Millénaire » (ODM) des Nations Unies ont un lien direct avec les enfants et les droits de l’enfant. Les nouveaux objectifs du millénaire pour l’agenda 2030 ont été redéfinis et sont désormais au nombre de 17 mais l’ennemi et l’objectif restent les mêmes : éradiquer la pauvreté.

En Belgique, au sein de la politique de la coopération, il y a une attention accrue pour les enfants et les droits de l’enfant. Les 5 priorités sectorielles, les 3 priorités thématiques et les ODM en tant que fil rouge et point de repère pour la politique belge actuelle de développement, constituent un cadre politique dans lequel peuvent s’inscrire toutes les actions de développement durable d’ETM/KDW.

La lutte pour le respect des droits de l’enfant ne se limite pas à une lutte de paroles.

Au contraire, les partenaires, bénéficiaires et collaborateurs d’ETM/KDW s’engagent et travaillent ensemble pour mettre en pratique quotidienne le respect des droits de l’enfant, partout où ETM/KDW est présente.

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